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   Recit d'un voyage moto au Maroc  0 commentaire
[11/11/2009 8:06]

Du Rif à l'Atals en passant par le desert

 

Recit d'un voyage au jour le jour, impression, émotions, conditions.

Nous sommes partis à 5 avec 4 moto pour découvrir ce pays et ses habitants.

Ce récit de voyage sans prétention autre que celle d'éviter la dissolution de la mémoire, a été écrit à 5 cœurs

J'ai laissé nos traces, oh merveille de la technique, que vous pourrez consulter sur google eatrh, avec une précision etonnante.





   04/10 le depart  0 commentaire
[11/11/2009 9:30]

Dimanche 04/10

 

Pas fermé l'oeil de la nuit, excité comme un enfant le soir de Noël.

Debout 4 heures, reveil de Romain, mon fils, les motos sont chargées, les moteurs ronronnent bientöt, la nuit est claire et un peu fraiche. Le grondement de la VTR dans la vallée de l'Ouvéze est un véritable enchantement. Nous recuperons à Orange Laurent et son pachydermique Varadero, puis Bonnie and Clyde (Walter et Laure) à Nimes sur leur 660 tenere (non j'ai pas dit poussif)

Autoroute jusqu'à Barcelone sans intéret comme toutes les autoroutes d'ailleurs.

Nous n'avons pas reservé le billet de ferrie entre Barcelone et Tanger, persudé d'avoir de la place sur le bateau et du temps avant l'embarquement.

Paumés sur le port de Barcelone, nous montons à bord à la dernière minute.

Nous croisons 2 Australiens faisant le tour du monde à moto. Belle aventure.

Pas de cabine = nuit dans les salons = pas de place = dodo sur le pont = nuit caline, nuit de chine, nuit d'enfer.

 





   05/10 Tanger Chefchaouen  0 commentaire
[11/11/2009 9:44]

Debarquement à Tanger enfin! Nous posons les roues sur le sol Marocain sous un soleil radieux, et une température agréable.

Tracasseries habituelles au passage de la douane, et le sachant je me suis fait arnaquer de 20 euros.

Premiére confrontation avec la circulation urbaine de Tanger. Mes compagnons sont un peu désorientés, faut y aller, faut y aller! ne pas regarder derrière, et serre les fesses !

Direction chefchaouen, belle route de moyenne montagne, très fréquentée.

Romain nous fait sa première frayeur. "J'ai un problème de pression d'huile mon voyant s'allume". Glups , j'envisage le pire, verification niveau d'huile, ok, coup de demarreur le voyant s'eteind normalement ! nous sommes perplexe. Puis il se rend compte, le naze, que lorsqu'il a vu cette alerte, le moteur etait coupé!  Si SI pour de vrai.

 

Arrivé à Chefchaouen sous une superbe lumière du soir, ville accrochée à la montagne, d'une blancheur éclatante.

Nous aurions pu ce soir repartir avec 500 kg d'herbe tellement on nous en a proposé. Le Rif mérite bien sa réputation.

Super petit hotel, grosse douche et hop dodo !

 

 

 

 





   06/10 Chefchaouen Azrou  0 commentaire
[18/11/2009 22:21]

Pu......    naise que c'est bon un lit!

Reveil matinal voir super matinal par le muezzine et  ballade avec Laurent dans la medina silencieuse et déserte. Calme et sérénité

Le jour se lève, les couleurs  se revellent peu à peu. Premières photos, sensibilité du boitier sérieusement poussée.

Petit dej sur la terrasse de l'hotel après avoir viré tout le monde du pieu, sous une tente, avec cette lumiére magique du matin qui nous innonde et nous promet une belle journée.

Tous ensemble, nous flanons dans la ville. Tout est blanc et camaïeu de bleus. Vraiment suberbe, cette ville est particulièrement harmonieuse.

Nous avons fait garder nos machines pendant la nuit, sans soucis

Depart pour Azrou, on double les gars du Paris Dakkar (à velo).

Oueds magnifiques, puis grandes plaines semi désertiques, contraste fort des couleurs rouges noires blaches des terres rencontrées.

Nombreuses femmes en chapeau traditionnel du Rif.

Grandes oliveraies

 Nous montons à IFFRANE. AH IFFRANE !! C'est Dysney land. Les gars on s'est trompé on est en Suisse, pas possible. Station de ski du moyen Atlas, immenses maisons aux tuiles vernissées, etrange et décalé.

A Azrou, petite ville aux souks sympas, rencontre avec un de ses habitants à l'humour décapant et diner dans un restau craignos. A la table à coté, une négo avancée pour l'achat de produits ....... et en sortant des jeunes se défoncant à la colle. Dur !

 


   07/10 Azrou Erfoud  0 commentaire
[02/01/2010 13:19]

 

 

Mercredi 07/10 AZROU ERFOUD 357 km

Petite frayeur matinale : Laurent a perdu ses papiers, sa carte bleue son argent liquide. Moment de panique, il tourne et retourne ses bagages en désespoir de cause. Nous finissons par envisager un détour par Rabat et son ambassade.

Je prends tout de même l’initiative de contrôler ses « fouilles » et à la première valise, je lui mets devant le nez son précieux bien. P’tit déjeuner pour tout le monde au frais de l’étourdi.

Avant la visite de la forêt de cèdres, Romain ayant mal arrimé son duvet, le prend dans la roue arrière, et nous fait un trainard de 25 mètres. Chaud devant chaud !

Cette journée commence mal.

Visite par la piste du cèdre GOURAUD et salutation aux singes.

Puis route splendide au milieu de plateaux immenses, et quasi déserts, à une altitude d’environ 2000m.

Le ciel est avec nous, lumière fabuleuse, impression d’infini, de pouvoir aller au bout du monde.

Passage du col du ZAD avec des gamins un peu culotés mais très sympa.

Habitat en terre ou campements de fortune, pays pauvre, grand troupeaux de moutons.

Repas MIDLET

L’après midi est toujours aussi superbe. Au moindre arrêt au milieu de nulle part, il y a toujours un enfant pour vous demander quelque chose.

Nous sommes passés à coté d’un barrage, et dans les gorges du ZIZ.

Nous nous rappellerons le regard plein d’envi, le pouce dressé de ce touriste descendant d’un bus, manifestement il aurait aimé être à notre place, sans aucune réciprocité !

Lumière de soleil couchant, festivals d’ocres.

Descente sur la palmeraie.

Ce soir étape à ERFOUD, dans un camping.

Nous sommes dans le désert, le grand Sud. Tentative de rouler de nuit pour récupérer de la nourriture entre le camping et ERFOUD. A éviter comme conseillé partout. Anes, marcheurs, trous, etc.

 

 


   08/10 boucle de Merzouga et Erg CHebbi  0 commentaire
[02/01/2010 13:21]

 

 

Jeudi 08/10 Boucle de MERZOUGA environ 200 km

Lever de soleil sur les « tours du camping » embrasant une ligne de palmiers, il y a pire comme réveil.

Petit déjeuner royal à RISANI, omelette Berbère, puis direction MERZOUGA.

Traversée d’une oasis, puis le grand désert avec en fond l’erg Chebbi, immense dune de sable ocre.

Romain et son VTR propose de s’écarter de la route pour rejoindre une auberge à 8 kilomètres. Pince moi je rêve, un VTR sur une piste !

Petite collation fraiche, dans cette mini oasis, les pieds dans la mer orange.

Enfin, Merzouga par la piste, avec Walter à donf dans tous les sens. Il a même réussi, aussi improbable que cela puisse paraître, à s’embourber en plein désert !!!!!!!!!!!!!!!!

Une bonne KALIA le soir à Erfoud, et gros dodo au camping.

Très grosse chaleur roulé, toute la journée en tee shirt.

Bain le soir dans la piscine, qu’ils sont malheureux les pauvres !

Arthung la nuit, attaque d’escadrons de moustiques, le dos de Romain en porte les centaines de traces et je n’exagère pas.


   09/10 la route du desert et du grand sud  0 commentaire
[02/01/2010 13:25]

 

Vendredi 09/10 ERFOUD -ZAGORA 310 Km

Super petit dej préparé par la gérante du camping au bord de la piscine.

A droite avant RISANI passage du premier gué puis : Seuls au Monde sur la route du désert, la bien nommée.

Paysage lunaire, ocre, noir, rouge, blanc, déchiré par la route s’étendant à perte de vue avec des perspectives sans fond. Haltes au « frais » sous les rares arbres. Nous transpirons, au moindre arrêt et nous arrachons nos vestes. Nous sommes au mois d’octobre, cela laisse imaginer le four estival. Nous voyons des etendues d'eau au loin, Mirages Mirages.

Rencontre avec un groupe de motards anglais, seules âmes rencontrées.

A midi excellente Tchatchouka servie par un garçon à la richesse de vocabulaire extrêmement étendue.

A la fin, sur environ trente kilomètres, la route se rétrécie sur une voie jusqu’au carrefour de la route de Zagora. Croisements sportifs avec les autochtones. Plus on se rapproche de la civilisation plus il y a de monde sur la route. Attention ne pas suivre la carte mais les panneaux. La nationale indiquée sur Michelin n’est pas revêtue et la piste est particulièrement dure.

Descente de la vallée du DRAA, très grande palmeraie, belle lumière de fin de jour.

Un vol de cailloux un peu musclé au bord de la nationale.

Trouvé un premier guide improvisé à mobylette, qui malheureusement pour lui tombe en panne d ‘essence, mais est aussitôt remplacé par un autre.

Hotel chez ALI tout y poussible, y compris le gâteau d’anniversaire de Laure récupéré par Walter et notre hôte à deux sur une mobylette.

Jardin magnifique, frais, dessiné avec une multitude de petites terrasses romantiques, vraiment sympa.


   10/10 Zagora Boulmane Dades les gorges  1 commentaire
[02/01/2010 13:37]

 

Le samedi 10/10 ZAGORA - BOULMANE DADES 348 km

6h30 Réveil par un concert d’oiseaux, probablement des moineaux. Douce fraicheur d’un jardin qui permet calme et introspection, confortablement assis sous une tente berbère en compagnie des paons de l’auberge.

Impressions à mi parcours: Nous sommes au sud de notre destination. Agréables compagnons de route, tensions inexistantes, accord parfait sur les orientations prises au jour le jour, partage des valeurs, de cette manière de voyager. Rare de trouver une pareille entente.

Romain est avec moi, cela décuple ma joie, je savoure sa présence, quelle chance. J’espère que cette expérience sera initiatique de futures virées. (Toujours dans le projet, dans le futur, incorrigibles européens, qui selon nos hôtes ont une montre mais n’ont jamais le temps).

Il est tout de même un peu difficile de rencontrer des habitants, nous sommes 5 et cela n’aide pas forcement, et puis il faut du temps pour s’intégrer dans la culture pour en comprendre les codes.

Fabuleuse diversité de paysages, ce pays est un enchantement.

Dès que nous approchons d’une zone touristique, la pression amicale des commerçants de toute sorte se fait plus intense, c’est le jeu, mais en fin de journée, la fatigue aidant, c’est parfois plus difficile à supporter.

Rencontre avec Evert voyageur Hollandais au 4x4 antique au petit dej.

Achat de babioles chez notre guide de la veille,

Remontée de la vallée du DRAA, sortie de la palmeraie, et attaque de la route du col vers OAURZAZATE. Toujours une petite appréhension pour la prise d’angle, traces douteuses sur la route, et malgré la qualité du revêtement, un trou n’est jamais à exclure en sortie de virage sur la trajectoire.

Déjeuner dans un Boui -Boui en sortant de OUARZAZATE, pas terrible.

La fatigue commence à se faire sentir, et personne n’a réellement apprécié la route de la vallée du DADES. Trop droit, trop plat, trop de camions etc.

Bifurcation à gauche pour rentrer dans la haute vallée du DADES, et là, oubliée la fatigue, oubliée la circulation intense, ça nous explose à la gueule.

Kasbahs dans la lumière du soir, posées sur des pitons rocheux, émergeant d’un océan de verdure, ceint de falaises et de montagnes ocres et nues, transparence de l’air, contraste des couleurs.

Dépose des bagages à l’auberge de la Gazelle puis passage des célèbres virages et du défilé.

Plus nous montons plus j’ai l’impression de me trouver dans une haute vallée Andine. Pourquoi Andine? Parce que.

Nous finissons sur un bout de piste pour accéder à un relais telecom. Profondeur abyssale du canyon, soleil couchant sur les sommets. Un pur moment d’émerveillement. Altitude supérieure à 2200 M.

Et bien même là, on a trouvé un vendeur de fossile, et je lui ai donné 50 dirhams pour 2 pauvres cailloux, ma BA du jour.

Super repas accueil extra.



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